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Le nouvel essor des résidences seniors 25287

La France manque de ces structures permettant d’accueillir des personnes âgées valides. Plusieurs dizaines vont être créées dans les trois ans. La Poste va notamment transformer certains de ses sites inutilisés.
SI LA FRANCE dispose de 7000 à 8 000 Ehpad, des résidences médicalisées pour personnes âgées dépendantes, il n’y a en revanche dans l’Hexagone que 800 résidences services, ces structures à cheval entre le maintien à domicile et la maison de retraite qui conjuguent autonomie, compagnie et prix modérés.
Principale cible : les 75-84 ans prêts à payer de 1500 à 2 000 € par mois, services compris, qui ne peuvent ou ne veulent plus rester seuls chez eux mais sont assez autonomes pour sëviter la maison de retraite. Une population en forte croissance. Deux grands acteurs vont faire leur entrée sur ce marché prometteur. Dans le cadre de sa diversification, la Poste réfléchit, en effet, à recycler en résidences seniors ses hôtels des postes partiellement abandonnés pour cause de baisse du trafic courrier. Des bâtiments d’environ 5 000 m2, situés dans le centre de villes moyennes telles que Brest (Finistère), Alençon (Orne), Annecy (Haute-Savoie), Metz (Moselle)...
DES EMPLOIS À LA CLÉ
L’autre acteur, c’est Korian, l’un des leaders européens des maisons de retraite médicalisées, jusque-là peu présent dans le secteur des résidences services. Le groupe, qui a racheté en 2018 Ages & Vie, spécialisé dans la résidence en colocation avec espaces communs partagés, vient d’annoncer un partenariat financier de taille avec la Banque des territoires (Caisse des dépôts) et Crédit agricole Assurances.

QUAND on pousse la porte de la résidence Ages & Vie de Grandfontaine, en lisière de Besançon (Doubs), on sent d’abord l’odeur du bourguignon qui mijote dans la cuisine ouverte sur une vaste salle. D’un côté le salon, au décor chaleureux avec ses canapés en velours, éclairage doux et télé.
De l’autre côté, c’est la salle à manger. Attablées, des dames aux cheveux gris bien coiffés bavardent en épluchant des légumes. « Ici, j’ai trouvé une nouvelle famille », s’enthousiasme Andrée, 88 ans. « C’est neuf, bien décoré, bien géré, on un grand studio où on peut recevoir, avec salle de bains, on peut mettre nos propres meubles, et même garer sa voiture devant ! Franchement, c’est très bien », renchérit Paulette, qui ment en riant sur son âge (85 ans et non 75 ans). Paulette est arrivée à Grandfontaine en 2016, à l’ouverture de la résidence qui accueille 14 colocataires dans ses deux maisons mitoyennes. « Je suis peureuse, je ne voulais pas rester seule dans ma maison », glisse-t-elle en rajustant son collier de pierres.
Andrée et une autre Paulette épluchent de la rhubarbe et des pommes pour un gâteaudestiné au dîner commun.
« Toute la cuisine est faite ici, et c’est nous qui faisons les courses, après avoir établi les menus avec les colocataires », explique Patricia Fovet, auxiliaire de vie sociale principale. Elle emmène parfois l’une ou l’autre de ses pensionnaires au supermarché voisin.
« C’est très bon ! », assure Jean, ancien boucher qui, en alternance avec Francis, met la table chaque jour et aide ces dames à s’asseoir. L’objectif d’Ages & Vie : intégrer les colocataires à la vie de la maison, aux animations, « sans les contraindre, sans les changer », souligne Patricia. Le soir vers 19 h 30, rassemblement général dans le salon où Estelle sévit. Auxiliaire de vie ayant passé un CAP de coiffure avant de se recycler dans un bac pro grand âge, elle fait le spectacle : « Je chante tout le temps, j ’adore ça, surtout le soir devant l’émission de Nagui N’oubliez pas les paroles ! », explique l’employée de 26 ans, cheveux courts et longue mèche rouge, réputée pour ses quiz musicaux rétro.
APÉRO ET BRICOLAGE
« Le samedi soir, c’est apéro », glisse Patricia. Pour le reste, il y a gym rythmique, ateliers déco bricolage, loto, messe une fois par mois en présence de la chorale locale...
Le prix ? « On facture 2 000-2 200 € par mois, dont 210 € pour la nourriture et les produits d’entretien, détaille Patricia Fovet. Après les aides et déductions d’impôts, le reste à charge est autour de 1 500 €. » Les colocataires disposent d’un studio de 30 m2, de plain-pied, avec accès privé, comprenant une salle d’eau avec douche à l’italienne. Pas de cuisine, donc, tout le monde mange dans la salle. Tout le monde porte aussi au cou ou au poignet un dispositif d’alerte, en cas de chute. « Je m’en suis servi une fois, admet Andrée, ça rassure ». Quatre des six assistantes de vie sont logées à l’étage. Mais, la maison n’étant pas médicalisée, en cas de besoin, il faut solliciter l’infirmière ou le médecin de ville. « C’est comme avant, quand j ’étais dans
A l’horizon 2024,150 implantations sont programmées, calquées sur le modèle des 50 résidences Ages & Vie sorties de terre depuis 2008 (lire ci-contre). A raison de huit colocataires par maison, elles offriront 2500 places qui s’ajouteront aux 500 places en cours de réalisation, indépendamment de ce partenariat.
Le tout doit permettre de créer 1500 emplois d’auxiliaires de vie.

LE PARISIEN - 25 mai 2019

Photos

Nous sommes très attentifs à recueillir l'accord des personnes concernées avant publication des photos. En cas d'erreur, nous nous engageons à retirer toute photographie sur simple demande de la personne concernée.

Revue de presse

















Maison Ages et Vie, un an déjà (Grandfontaine)

les echos du lavoir (Grandfontaine)

Dans leur nouveau "Chez soi" (Grandfontaine)

Maison "Ages et Vie" : les résidents sont arrivés (Grandfontaine)





 

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