Dernières actualités

« Un devoir moral de me représenter » 56041

Cléguérec— Vaincu de peu en 2001, élu depuis 2008, Marc Ropers, 64 ans, vise un troisième mandat à la tête de Cléguérec, près de Pontivy. Motivation, projets, bilan... Il explique son choix.

Vous aviez l’envie de repartir ?
On a eu des discussions fin 2018 avec l’équipe municipale. Je n’avais pas forcément envisagé de me représenter. Il y aune certaine forme de lassitude qui vient, la peur de faire le mandat de trop. On se pose la question : suis-je toujours l’homme de la situation ? Mais ma disponibilité, (il est retraité de chez Orange) arrangeait mon équipe municipale. Je sentais un devoir moral envers eux.
Même si personne n’est irremplaçable. Si je n’y allais pas, quelqu’un d’autre se serait présenté. Mais peut être moins disponible. C’était mieux pour la dynamique de l’équipe. Et puis je suis âgé (64 ans), mais pas trop (rires). Ça s’est décidé au printemps et on a laissé passer l’été avant de l’annoncer. On ne précipite pas ce genre de décision.
Qu’est ce qui vous aurait empêché d’y aller ?
Si je ne me sentais pas suivi par l’équipe municipale. Et surtout, si je n’avais pas l’accord familial. Il y a des moments où les contraintes de la fonction énervent mon entourage, d’autres où ça passe. Aujourd’hui, mes enfants sont grands et nous sommes habitués, j’ai toujours baigné dans le monde associatif. Mais je me demande comment font les gens élus qui ont un job à côté...
Quels sont les nouveaux projets à mener ?
Il est prématuré de se lancer dans l’annonce de nouveaux projets, mais on sait par exemple que la collocation senior Ages et vie est en cours. Le réaménagement du bourg égale ment, qu’on a eu le mérite de lancer. Il est désormais phasé, ça prendra plusieurs années. Le tout dans un contexte financier compliqué. Le budget est vissé par la baisse des dotations de l’État, qui représentent, pour la commune, un manque à gagner de 350 000 € sur les quatre dernières années. Sans que l’on augmente les impôts pour autant et on ne le fera pas.
Quel bilan présentez-vous aux habitants ?
En début de mandat, on a achevé la maison médicale, un chantier de sept ans qui m’a donné des nuits blanches.
Des réalisations moins visibles, aussi, comme l’action culturelle qui contribue au dynamisme de la commune. La preuve, la population a très légèrement augmenté (3 030 habitants), alors qu’elle baisse un peu partout en Centre-Bretagne.
Des échecs aussi ?
Oui, je pense au lotissement artisanal dans la zone de Ban-et-Lann, même si c’est de la compétence de Pontivy communauté. Le terrain est viabilisé, tout est prêt pour accueillir les entre prises, mais ça ne décolle pas. Pour plusieurs raisons : le prix, la conjoncture... On misait aussi sur la déviation de Stival, mais ça n’a pas d’effet. Si on est réélu, il faut réussir à booster tout ça.
Avec quelle équipe municipale allez-vous vous lancer et quand ?
Globalement, elle devrait rester la même, à quelques changements près. De toute façon, ce n’est pas une initiative personnelle de me représenter, c’est un travail en groupe. On va finaliser la liste d’ici deux à trois mois, puis on travaillera sur le programme. Tout se fera en concertation. Et tout le monde est le bienvenu. Si des gens sont intéressés, qu’ils me contactent.
Sans condition de couleur politique ?
Les gens connaissent mon opinion, plutôt divers gauche, mais je ne suis affilié à aucun parti. Je tiens à ma liberté. Et localement, ce n’est pas un souci. Droite ou gauche, on travaille pour le bien de la commune, qu’elle conserve ses services, etc.
Pour autant, à Cléguérec, il y a toujours eu un fort clivage droite/gauche. Mais je pense que ça s’est apaisé ces dernières années. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on y a contribué, mais je trouve important de travailler dans un climat serein.
Il y aura-t-il une liste en face de vous ?
À l’heure actuelle, je ne le sais pas.
Le Sénat vient de clore sa consultation auprès des maires quant aux menaces et violences qu’ils auraient pu subir. Quel est votre sentiment sur ce sujet ?
J’y ai répondu, mais, ici, je ne suis pas dans ce schéma. Je n’ai jamais été agressé, même si parfois le ton monte. Mais c’était déjà le cas avant, il n’y a pas de dégradation de la relation avec la population, au contraire. D’ailleurs, si j’avais senti de l’animosité autour de moi je n’y retournerais pas.

OUEST FRANCE - 18 septembre 2019

Photos

Nous sommes très attentifs à recueillir l'accord des personnes concernées avant publication des photos. En cas d'erreur, nous nous engageons à retirer toute photographie sur simple demande de la personne concernée.

Revue de presse





 

Vous avez aimé cet article ?
Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter Facebook Google Plus Linkedin email

(nous nous engageons à ne pas communiquer ces informations à aucun tiers)
Votre principal centre d'intérêt :
venir habiter en domicile partagé
venir travailler chez Ages&Vie

Votre commentaire éventuel :